JUSQU'AU BOUT DE

L'EXPLOIT

56:07:29:11 world record SOLO & CREW

Last campaign

Le GRAND CHELEM à bout de bras

AFP Paris - Arrivé samedi 25/01/14 à La Réunion en provenance d’Australie (Pelican Point reserve, Carnavon WA) sur LONG-COURS, a signé en 56 jours 7 heures 29 minutes et 11 secondes le record absolu toutes catégories à l’aviron de la traversée de l’Océan Indien (6.528 km/ 3.525 NM soit 63 NM/jour). A 39 ans, le skipper Baulois devient le premier homme à avoir traversé en solitaire, sans escale et sans assistance, à la seule force humaine, les 3 grands Océans du globe par les faces les plus convoitées : 5 Atlantique nord - 1 Pacifique nord - 1 Indien sud.

 

RECIT DE LA COURSE

Dans la continuité de ce programme de records en solitaire et sans assistance, Emmanuel a appareillé de Carnarvon (WA) Pelican Point Reserve, le 30/11/13 à 00h00 GMT soit à 08h00 heure locale, sur LONG-COURS dans une fenêtre délicate de vents de secteur sud sud/ouest. Progresser dans l'ouest avec ambition au service d'une passion et d'un idéal, malgré toutes les difficultés y affairant, une enivrante chevauchée sur cette voie australe imprévisible et façonner son destin.

 

Eloge de la Détermination

3.525 NM soit 63 NM par jour, malgré les contraintes imposées par ce parcours de l’hémisphère Sud, son départ tardif en pleine saison des Cyclones (4 météores dont Colin lui vaudra de rester enfermé 48h à la dérive dans les éléments déchainés), la rencontre d’une mer piégeuse du fait des remontées australes de secteur sud sud/ouest sur vent anticyclonique d’est sud/est. Une mer croisée offrant une opposition permanente à la progression du rameur solitaire, où il est parfois difficile de trouver l’appui des palettes en carbone. Suppléant aux instruments endommagés (Centrale de navigation, 2 GPS, AIS, IPod, Radio) du deuxième jour sur un ultime chavirage, il en comptera 4 pour cette fois dont l’un plus violent sectionnera une paire d’avirons ferlée sur le pont réparée par la suite.

La course aurait pu s’arrêter là, mais par sa seule force, son acharnement, l’instinct de survie, le bateau à l'envers soit à 180°, il va s’extraire de sa cabine en poussant la bulle principale seul accès vers l’extérieur, puis en la refermant le plus vite possible pour éviter ainsi le naufrage programmé, redresser son embarcation pendu à la dérive centrale, vider entièrement l’eau de mer engloutit durant 3 heures, sécher, réparer, soigner ses nombreuses plaies sur les jambes, analyser et décider sans fléchir de continuer, armé à présent (1 boussole, 2 iridiums, 1 balise Inreach, 1 powersurvivor), il pouvait donc contrôler son cap, sa position et son autonomie.

 

Jusqu’au bout de l’Exploit

Dans ce long périple extrême en solo, il faut continuellement mesurer ce qu'il y a de mieux à faire en toute circonstance, et être en totale confiance avec le bateau. Après des journées de navigation par grosse mer ou croisée, de jour comme de nuit, la fatigue et la vulnérabilité peuvent facilement se faire sentir sur le pont. Mais le skipper sait par expérience que l'on peut aller très loin avec la détermination chevillée au corps à tout moment. Gardant à l'esprit l'objectif, inspiré et appliqué le bord travaille dans une sorte de journée permanente tourné vers la performance, à la recherche d'une intensité, d'une glisse entre justesse et sagesse. La Course au Large en solitaire est une discipline exigeante et intéressante avec un ennemi implacable, vous-même. Vous ne savez jamais à quel point vous êtes fort, jusqu’au jour où être fort reste la seule option. 7ème défi d'Emmanuel

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